Fiches pratiques / SCI
Pour détenir un bien immobilier à plusieurs : un dépôt ou garage lié à votre activité de transport, ou un projet patrimonial familial. Termes techniques ? Consultez le lexique →
La SCI (Société Civile Immobilière) a un objet civil : la détention et la gestion d'un patrimoine immobilier. Elle ne peut pas exercer d'activité commerciale (comme du transport) en son sein — elle sert à détenir le bien que votre société d'exploitation utilise, le cas échéant via un bail.
Le capital est divisé en parts sociales, réparties entre associés selon leurs apports. Un ou plusieurs gérants administrent la société ; les statuts fixent les règles de majorité pour les décisions courantes et pour les décisions importantes (vente du bien, emprunt).
Par défaut, la SCI est soumise à l'impôt sur le revenu (IR) : elle est fiscalement "transparente", chaque associé déclare sa quote-part de revenus fonciers. Une option pour l'impôt sur les sociétés (IS) est possible, souvent pertinente en cas de location meublée ou de fort effet de levier — mais ce choix est irréversible et modifie le régime de taxation de la plus-value en cas de revente.
À comparer avec : si vous êtes seul et sans projet de transmission, détenir le bien en votre nom propre est plus simple et moins coûteux. La SCI prend son intérêt dès qu'il y a plusieurs détenteurs ou un objectif de transmission organisée.
Une société de transport loue son dépôt ou son garage à une SCI détenue par le même dirigeant, séparant ainsi le risque d'exploitation du patrimoine immobilier — ou une SCI familiale portant un investissement locatif classique, sans lien avec l'activité professionnelle.